Pourquoi vérifier un artisan avant signature ?
En France, 9 800 plaintes pour arnaques artisans ont été déposées en 2024 selon la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Préjudice moyen par victime : 4 800 €. Les chantiers de rénovation sont les plus touchés, mais aucun secteur n'est épargné (plomberie, électricité, peinture, toiture, etc.).
Notre outil utilise l'API officielle de l'État français(recherche-entreprises.api.gouv.fr, données SIRENE de l'INSEE) pour vérifier en temps réel qu'un artisan existe légalement et calcule un score de fiabilité 0-100 basé sur 8 critères.
Les 8 critères analysés par notre outil
1. Statut administratif (actif vs cessé)
Premier filtre : l'entreprise est-elle active dans le registre INSEE ? Une entreprise cessée, en redressement ou liquidation = NE SIGNEZ PAS. Vous perdrez votre acompte en cas de défaillance.
2. Ancienneté de l'entreprise
Une entreprise de 10+ ans a fait ses preuves (risque très faible). Une entreprise < 2 ans peut être tout à fait légitime, mais demandez systématiquement 2-3 références de chantiers récents et appelez les clients.
3. Cohérence de l'activité (code NAF)
Le code NAF (Nomenclature d'Activités Françaises) déclaré à l'INSEE doit correspondre au type de travaux. Si un artisan vous propose une rénovation de salle de bain mais que son code NAF est « 70.22Z Conseil en affaires », il sort de son objet social : son assurance décennale ne couvrira pas, et c'est un signal d'arnaque très fort.
4. Effectif salarié déclaré
Une entreprise qui déclare avoir au moins 1 salarié à l'URSSAF est un signal positif de vraie activité opérationnelle. À l'inverse, une « coquille vide » sans aucun salarié déclaré mérite vigilance (souvent revente à des sous-traitants au-delà de votre tête).
5. Capital social déclaré
Pour une SARL, EURL, SASU : capital ≥ 10 000 € = engagement financier sérieux. Capital < 1 000 € = peu d'engagement, parfois « coquille » pour limiter la responsabilité.
6. Adresse de domiciliation
Une adresse type boîte postale, « c/o », ou société de domiciliation = pas de local physique propre. Pas systématiquement frauduleux mais demandez où sont stockés les matériaux et l'atelier.
7. Procédures collectives (BODACC)
Toute publication BODACC récente (redressement, sauvegarde, liquidation) est un signal d'alerte MAJEUR. Notre outil signale leur présence si l'API l'indique.
8. Validation manuelle des dirigeants
On vous affiche les dirigeants déclarés. Vérifiez que le nom correspond à votre interlocuteur. Si vous parlez à un « M. Dupont » mais que le dirigeant officiel est « M. Martin », demandez des explications.
Comment vérifier la décennale d'un artisan ?
L'assurance décennale est obligatoire pour tout artisan du BTP (article L241-1 du Code des assurances). Elle couvre les dommages graves qui surviennent dans les 10 ans après réception des travaux.
Pour la vérifier :
- Demandez l'attestation à l'artisan : il a l'obligation légale de vous la fournir SPONTANÉMENT avant tout devis signé
- Vérifiez qu'elle est en cours de validité (date d'échéance future)
- Vérifiez que l'activité couverte correspond à vos travaux (plomberie, électricité, maçonnerie, etc.)
- Appelez l'assureur au numéro indiqué pour confirmer (les attestations peuvent être falsifiées)
Les 7 arnaques artisans les plus courantes en 2026
1. L'acompte qui disparaît
45 % des arnaques. L'artisan demande 30-50 % d'acompte, l'encaisse, puis disparaît avant d'avoir commencé les travaux. Solution : utiliser un escrow comme TrustProtect où l'acompte est bloqué jusqu'à la 1ère étape validée.
2. Le chantier abandonné en cours
28 % des cas. L'artisan commence les travaux, encaisse l'acompte voire un 2ème versement, puis abandonne. Vous devez payer un autre artisan pour finir + tenter de récupérer votre argent en justice (long, coûteux, incertain).
3. Les malfaçons sans recours
15 % des cas. L'artisan termine les travaux mais c'est mal fait (fuites, électrocution dangereuse, mauvaise isolation). Sans décennale valide, vous n'avez aucun recours en garantie.
4. La surfacturation pendant les travaux
12 % des cas. L'artisan annonce des « imprévus » en cours de chantier (« il faut refaire toute la plomberie ») et exige des suppléments importants. Si vous refusez, il abandonne le chantier en l'état.
5. La fausse identité (vol de SIRET)
L'escroc utilise le SIRET d'une vraie entreprise sérieuse pour donner l'impression d'être légitime. C'est lui qui répond, pas le vrai artisan. Notre outil ne peut pas détecter ça à 100 % : appelez le siège de l'entreprise au numéro officielpour confirmer que cet artisan travaille bien pour eux.
6. L'artisan « à l'essai » (auto-entrepreneur récent)
L'auto-entrepreneur récent (< 6 mois) est légal mais n'a souvent ni la décennale (pas obligatoire pour les très petits chantiers) ni l'expérience. Si votre chantier dépasse 10 000 €, exigez de la décennale.
7. Le démarchage à domicile abusif
L'artisan sonne à votre porte (souvent technique de la « mauvaise toiture vue d'en bas »), insiste pour entrer, vous propose un devis immédiat et un acompte cash.Refusez systématiquement. Tout devis sérieux se fait sur rendez-vous, écrit, avec délai de réflexion.
La protection ultime : escrow + contrat
Notre outil vérifie la fiabilité administrative de l'artisan. Mais même le meilleur artisan peut faire faillite ou abandonner un chantier. La SEULE protection 100 % fiable contre la perte de votre acompte est l'escrow (séquestre de paiement).
Avec TrustProtect :
- Vous payez votre acompte sur la plateforme (carte ou virement)
- Les fonds sont bloqués chez Stripe (agréé ACPR)
- L'artisan voit que les fonds sont là (motivation pour bien faire)
- À chaque étape validée par vous, vous libérez le pourcentage correspondant
- Si l'artisan disparaît ou ne fait pas le travail : remboursement intégral
Commission TrustProtect : 4,9 % TTC à votre charge (l'artisan ne paie rien). Pour un chantier de 5 000 €, ça représente 245 € — beaucoup moins cher qu'une procédure judiciaire pour récupérer 2 500 € d'acompte perdu.
Questions fréquentes
Que faire si l'artisan refuse de me donner son SIRET ?+
C'est un signal d'alerte MAJEUR. La loi française oblige tout professionnel à mentionner son SIRET sur ses devis, factures, et tout document commercial (article R123-237 du Code de commerce). Un refus = artisan probablement non-déclaré (travail au noir) ou usurpation d'identité. Refusez catégoriquement et cherchez un autre artisan.
L'outil vérifie-t-il aussi la décennale ?+
Notre outil signale si l'activité déclarée (code NAF) est cohérente avec le BTP (donc soumise à obligation de décennale). Pour VOIR le numéro de décennale et son assureur, demandez l'attestation directement à l'artisan (obligation légale art. L241-1 Code des assurances) — il doit vous la fournir spontanément avant tout devis signé.
Mes données sont-elles stockées ?+
Le SIRET ou nom que vous tapez est envoyé à l'API publique de l'État français (recherche-entreprises.api.gouv.fr), via notre serveur. Nous ne stockons pas votre requête. L'API gouvernementale est régie par la loi française (CNIL + RGPD).
Mon artisan a un bon score mais je ne suis pas sûr ?+
Bonne intuition à écouter. Un bon score INSEE ne couvre pas tout (qualité du travail, sérieux relationnel, devis correct). Demandez 2-3 références récentes et appelez les clients. Vérifiez les avis Google + Forum Construire. Pour 100 % de tranquillité, utilisez TrustProtect : votre acompte est bloqué jusqu'à validation de chaque étape par vous.